Hadiths du Prophète ﷺ
Une collection de hadiths traduits et expliqués par Tamime Khemmar, pour mieux comprendre la Sunnah.
‘Â’isha l’épouse du Prophète ﷺ rapporta qu’Abû Bakr As-Siddîq (qu'Allâh agrée) lui avait fait don de la récolte de vingt wasq de ses palmiers à Al-Ghâba. Lorsqu'il fut sur le point de mourir, il dit — : « Par Allâh ! Ma petite fille ! Il n’est personne parmi les gens que j’aime voir riche après moi plus que toi, et il n’est personne dont la pauvreté après moi m’afflige davantage que la tienne. Je t'avais fait don de la récolte de vingt wasq ; si tu les avais cueillis et pris en ta possession, ils t'auraient appartenu. Mais aujourd'hui, c'est un patrimoine destiné aux héritiers, et ce sont tes deux frères et tes deux sœurs ; partagez-le donc selon le Livre d'Allâh. » 'Â'isha dit : « Père ! Par Allâh ! Même s'il avait atteint ceci ou cela, je l'aurais délaissé. Seulement il n'y a qu'Asmâ', qui est donc l'autre ? » Abû Bakr répondit : « Celle qui est dans le ventre de Bint Khârija , je pense que c'est une fille. »
Il ne reste de la prophétie que les heureuses annonces (mubashshirât). » Ils dirent : « Et que sont les heureuses annonces ? » Il répondit : « la bonne vision. »
« Il y eut assurément, parmi les nations qui vous ont précédés, des hommes à qui l'on parlait (muhaddathûn) ; s'il doit y en avoir un dans ma nation, c'est bien 'Umar. » Zakariyyâ ibn Abî Zâ'ida a ajouté, de Sa'd, d'Abî Salama, d'Abî Hurayra, que le Prophète ﷺ a dit : « Il y eut, parmi les fils d'Israël avant vous, des hommes à qui l'on parlait sans qu'ils fussent des prophètes ; s'il doit y en avoir un dans ma nation, c'est bien 'Umar. »
Il y eut assurément, parmi les nations qui vous ont précédés, des hommes à qui l'on parlait (muhaddathûn) ; s'il doit y en avoir un dans ma nation, c'est bien 'Umar ibn al-Khattâb.
Les clés de l’Imperceptible (ghayb) sont au nombre de cinq ; nul ne les connaît si ce n’est Allâh : nul ne sait ce que portent les ventres maternels si ce n’est Allâh, nul ne sait ce qu’il adviendra demain si ce n’est Allâh, nul ne sait quand viendra la pluie si ce n’est Allâh, nulle âme ne sait en quelle terre elle mourra si ce n’est Allâh, et nul ne sait quand arrivera l’Heure si ce n’est Allâh.
Allah ne retire pas le savoir en l’arrachant brusquement des poitrines des gens, mais Il le retire par la mort des savants. Lorsqu’il ne reste plus aucun savant, les gens prennent des ignorants comme grands savants ; on les interroge, ils donnent des avis juridiques (fatwâ) sans science, s’égarent eux-mêmes et égarent les autres.
‘Umar ibn Al-Khattâb (qu’Allâh agrée) dit à la Pierre Noire : « Par Allâh ! Je sais pertinemment que tu n’es qu’une pierre qui ne peut ni apporter du bien ni faire du mal. Et si je n’avais pas vu le Prophète ﷺ t’embrasser, je ne t’aurais jamais embrassée.» il l’embrassa puis il évoqua le ramal (la marche rapide) et dit : « Nous le faisions pour montrer notre force aux associateurs (mushrikûn), et Allah les a anéantis. » Ensuite il dit: « C’est une chose qu’a faite le Prophète ﷺ, et nous n’aimons pas l’abandonner. »
« J’ai vu Sâlim ibn 'Abdillâh rechercher avec soin certains lieux du chemin afin d’y accomplir la prière. Il rapportait que son père priait en ces lieux, et qu’il avait vu le Prophète ﷺ y prier. Nâfi‘ m’a également rapporté, d’après Ibn ‘Umar, que celui-ci priait en ces mêmes endroits. J’ai interrogé Sâlim, et je ne l’ai trouvé en désaccord avec Nâfi‘ sur aucun de ces lieux, si ce n’est concernant une mosquée située sur les hauteurs surplombant Ar-Rawhâ’. »
« Les Muhâjirûn furent répartis par tirage au sort, et le sort nous attribua ‘Uthmân ibn Maẓh‘ûn. Nous l’hébergions donc dans nos maisons. Puis il tomba malade de la maladie dont il mourut. Lorsqu’il décéda, qu’il fut lavé et enveloppé dans ses linceuls, le Messager d’Allah ﷺ entra. Je dis alors : “Qu’Allah te fasse miséricorde, Abû As-Sâ’ib. J’atteste qu’Allah t’a certes honoré.” Le Prophète ﷺ dit : “Et qu’est-ce qui t’a fait savoir qu’Allah l’a honoré ?” Je répondis : “Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi, Messager d’Allah ! Qui donc Allah honorera-t-Il, alors ?” Il dit : “Quant à lui, la certitude (la mort) lui est certes venue. Par Allah, j’espère pour lui le bien. Mais par Allah ! Je ne sais pas — alors que je suis le Messager d’Allah — ce qu’il sera fait de moi.” Elle dit alors : “Par Allah ! Je ne ferai plus l’éloge d’aucun mort après celui-ci.” »
Jundub rapporta que le Messager d’Allâh raconta qu’un homme dit : "Par Allâh ! Allâh ne pardonnera pas à untel." Allâh — élevé soit-Il — a alors dit : "Qui donc se permet de décider à Ma place en jurant par Moi que Je ne pardonnerai pas à untel ? Eh bien, J'ai pardonné à untel et J'ai annulé tes œuvres." » — ou comme il l’a dit.