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Deux hommes vinrent de l’Orient et prononcèrent un discours. Les gens s’étonnèrent de leur éloquence. Le Messager d’Allâh, que l’éloge d’Allâh et Son salut soient sur lui, dit : « Certes, une partie de l'éloquence est une sorcellerie. », ou bien : « une partie de l’éloquence est une sorcellerie. »
« Quiconque acquiert une part de science tirée des astres acquiert une branche de la sorcellerie ; plus il augmente de l’un, plus il augmente de l’autre. »
« Il n’y a pas de mauvais augure, et ce qu’il y a de meilleur en cela est le bon augure (al-fa'l). » Ils demandèrent : « Et qu'est-ce que le bon augure ? » Il répondit : « La bonne parole que l'un d'entre vous entend.
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Questions & Réponses
**Réponse :** L'annulatif est ce qui rend invalide et corrompt — dès lors qu'il survient sur une chose, il la rend invalide et la corrompt —, à l'instar des annulatifs des ablutions : celui qui les commet voit ses ablutions annulées et est tenu de les renouveler. De même, les annulatifs de l'islam : lorsque le serviteur en commet un, son islam est corrompu et annulé, et son auteur sort du giron de l'islam vers la mécréance. Les savants se sont accordés sur dix annulatifs parmi les plus dangereux, les plus graves et les plus fréquents : Le premier : l'association (ash-shirk) dans l'adoration d'Allâh — élevé soit-Il. Allâh — élevé soit-Il — dit (S : 4/V : 48) : (Allâh ne pardonne jamais que l'on associe, avec Lui, dans Son adoration, mais Il pardonne ce qui est en dehors de cela, à qui Il veut), et Sa parole — élevé soit-Il — (S : 5/V : 72) : (Celui qui associe dans l'adoration d'Allâh, celui-là, Allâh lui a interdit d'entrer au Paradis et sa demeure sera l'Enfer. Les injustes n'auront certes pas d'alliés pour les secourir.) En font partie : invoquer autre qu'Allâh, implorer leur secours et invoquer leur protection, faire un vœu et immoler pour eux — comme celui qui immole pour les djinns, pour une tombe, ou pour un allié (waliyy), vivant ou mort, afin d'attirer un bien ou de repousser un mal —, ainsi que le font des ignorants abusés par les mensonges et les ambiguïtés de charlatans égarés. Le deuxième : celui qui établit des intermédiaires entre lui et Allâh, les invoquant, leur demandant l'intercession et comptant sur eux (tawakkul) pour obtenir ce qu'il désire ici-bas et dans la vie dernière, a mécru par consensus. Allâh — élevé soit-Il — dit (S : 72/V : 20) : (Dis : « Je n'invoque que mon Seigneur et je n'associerai personne avec Lui. ») Le troisième : celui qui ne déclare pas les associateurs (mushrikûn) mécréants, ou doute de leur mécréance, ou valide leur doctrine, a mécru. Allâh — élevé soit-Il — dit (S : 9/V : 30) : (Les juifs dirent : « 'Uzayr est le fils d'Allâh » et les chrétiens dirent : « Le Messie est le fils d'Allâh ». Ceci est la parole que leurs bouches ont prononcée. Leur parole ressemble à celle de ceux qui ont mécru par le passé. Qu'Allâh les maudisse ! Comment peuvent-ils être ainsi déviés ?) Car l'agrément de la mécréance est de la mécréance, et la religion n'est valide qu'avec la mécréance du tâghût : en croyant à la nullité de toute religion autre que l'islam, en la haïssant, en se désavouant de ses adeptes et en les combattant dans la mesure du possible. Le quatrième : celui qui croit que la guidance d'un autre que le Prophète ﷺ est plus parfaite que la sienne, ou que le jugement d'un autre est meilleur que le sien — comme celui qui préfère le jugement des tawâghît, les lois des hommes et leurs décrets au jugement d'Allâh et de Son Messager ﷺ. Allâh — élevé soit-Il — dit (S : 4/V : 65) : (Non ! Par ton Seigneur ! Ils n'auront la foi que lorsqu'ils te feront arbitrer leurs différends, puis, qu'ils ne sentiront dans leur cœur aucune contrariété à l'encontre de ton jugement et qu'ils s'y soumettront complètement.) Également, celui qui préfère les voies des shaykhs de l'égarement, ce qu'ils ont introduit dans la religion et les cultes qu'ils ont inventés contraires à la Sunna authentique, tout en sachant qu'il s'agit de la Sunna prophétique, est mécréant par consensus. Le cinquième : celui qui hait quelque chose apporté par le Messager ﷺ, même s'il le pratique, a mécru. Allâh — élevé soit-Il — dit (S : 47/V : 9) : (Il en est ainsi, car ils ont détesté ce qu'Allâh a fait descendre. Il a alors annulé leurs œuvres.) Le sixième : celui qui se moque d'un aspect de la religion du Messager ﷺ — comme celui qui raille certains de ses jugements, de ses prescriptions légales, de ses traditions (sunan) ou de ses récits, ou bien qui raille ce qu'Allâh et Son Messager ﷺ ont rapporté concernant la récompense des obéissants ou le châtiment qu'Allâh a préparé pour les désobéissants — celui-là a mécru. La preuve en est la Parole d'Allâh — élevé soit-Il — (S : 9/V : 65-66) : (Dis : « Est-ce d'Allâh, de Ses versets et de Son Messager que vous vous moquiez ? (65) Ne vous excusez pas ! Vous avez certes mécru après avoir cru. (66)») Le septième : la sorcellerie, qui ne s'accomplit qu'en ayant recours aux djinns et aux diables, en les associant dans l'adoration et en accomplissant des actes de mécréance pour s'attirer leurs faveurs. En font partie : le fait d'éloigner la femme de son mari (as-sarf) ou d'attirer le cœur vers quelqu'un (al-'atf), deux pratiques qui influencent les sentiments et les émotions des gens. Celui qui la pratique ou y agrée a mécru. La preuve en est la Parole d'Allâh — élevé soit-Il — (S : 2/V : 102) : (Or, ceux-ci ne l'enseignaient à personne sans lui avoir dit auparavant : « Nous sommes une épreuve, ne mécrois donc pas. ») Le huitième : soutenir les associateurs (mushrikûn), les aider et combattre avec eux les musulmans. La preuve en est la Parole d'Allâh — élevé soit-Il — (S : 5/V : 51) : (Celui, parmi vous, qui s'alliera avec eux sera des leurs. Allâh ne guide certes pas les gens injustes.) Le neuvième : celui qui croit que certains hommes sont autorisés à rester en dehors de la législation de Muhammad ﷺ, de même qu'Al-Khadhir fut autorisé à rester en dehors de la législation de Moïse — que le salut soit sur lui —, est mécréant. Allâh — élevé soit-Il — dit (S : 3/V : 85) : (Celui qui recherchera une autre religion que l'Islam, ceci ne sera pas accepté de sa part. Et le Jour de la résurrection, il sera du nombre des perdants.) Le dixième : se détourner de la religion d'Allâh, ne pas l'apprendre et ne pas l'appliquer. La preuve en est la Parole d'Allâh — élevé soit-Il — (S : 32/V : 22) : (Qui est plus injuste que celui à qui furent rappelés les versets de son Seigneur, puis s'en est détourné ? Certes, Nous Nous vengerons des criminels.) Ce que l'on entend par le détournement de la religion d'Allâh, c'est le fait de ne pas apprendre ce qui est nécessaire comme fondements de la religion, sans la connaissance desquels la religion de la personne ne saurait être valide. Deux mises en garde importantes s'imposent après la mention de ces annulatifs : La première : le but de leur mention est de s'en prémunir et d'en prévenir les gens, car les diables et leurs alliés parmi les charlatans qui égarent guettent les musulmans, exploitant la négligence de certains et leur ignorance pour les faire sortir du cercle de la vérité vers le faux, et les détourner du chemin du Paradis vers l'Enfer. La seconde : l'application de ces annulatifs à la réalité est du ressort des savants fermement enracinés dans la science ; ce sont eux qui maîtrisent les preuves, les règles et les critères permettant d'appliquer ces jugements aux individus. Il n'est donc permis à personne d'autre de s'en charger. Turjmanislam
**Réponse :** Il n'est pas permis de jurer par autre qu'Allâh — élevé soit-Il. Le Prophète ﷺ a dit : « Quiconque doit jurer, qu'il jure par Allâh ou qu'il se taise. » [Rapporté par Al-Bukhârî.] Et le Prophète ﷺ interdit de jurer par autre qu'Allâh, ainsi que le confirme sa parole ﷺ : « Ne jurez pas par vos pères ni par les idoles (tawâghit). » [Rapporté par Muslim.] Bien plus, le Prophète ﷺ en fit un acte d'association, ainsi que le confirme sa parole ﷺ : « Quiconque jure par autre qu'Allâh a certes commis un acte de mécréance (kafara) ou un acte d'association (ashraka). » Et il ﷺ a dit : « Quiconque jure par la confiance (amâna) n'est pas des nôtres. » [Rapporté par Ahmad, Ibn Hibbân et Al-Hâkim avec une chaîne de transmission authentique.] Que le musulman se garde de jurer par le Prophète, par un allié (waliyy), par l'honneur, par la confiance (amâna), par la Ka'ba et autres créatures. Turjmanislam