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Deux hommes vinrent de l’Orient et prononcèrent un discours. Les gens s’étonnèrent de leur éloquence. Le Messager d’Allâh, que l’éloge d’Allâh et Son salut soient sur lui, dit : « Certes, une partie de l'éloquence est une sorcellerie. », ou bien : « une partie de l’éloquence est une sorcellerie. »
« Quiconque acquiert une part de science tirée des astres acquiert une branche de la sorcellerie ; plus il augmente de l’un, plus il augmente de l’autre. »
« Il n’y a pas de mauvais augure, et ce qu’il y a de meilleur en cela est le bon augure (al-fa'l). » Ils demandèrent : « Et qu'est-ce que le bon augure ? » Il répondit : « La bonne parole que l'un d'entre vous entend.
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Questions & Réponses
**Réponse :** Dans le cas d'un traitement avancé de l'eau, qui élimine sa contamination par la souillure jusqu'à ce qu'elle redevienne limpide, exempte des mauvaises odeurs et de toute altération de son goût et de sa couleur, et dont les conséquences sanitaires sont sûres : dans ce cas, il n'y a aucun doute quant à la pureté de cette eau. Il est permis de l'utiliser pour la purification de l'homme, sa boisson, sa nourriture, et d'autres usages. En effet, elle est redevenue purifiante suite à la disparition des traces de la souillure matérielle quant au goût, à l'odeur et à la couleur. Il est rapporté dans le hadith d'Abû Umâma Al-Bâhilî — qu'Allâh l'agrée — que le Prophète — que l'éloge d'Allâh et Son salut soient sur lui — a dit : « Rien ne rend l'eau impure, excepté ce qui altère (domine) son odeur, son goût et sa couleur. » Et dans une autre version : « L'eau est purifiante, excepté si son odeur, son goût ou sa couleur sont altérés par une impureté qui l’affecte. » Bien que ce hadith soit faible du point de vue de sa chaîne de transmission, et que la plupart des savants ne l'authentifient pas comme remontant directement au Prophète — que l'éloge d'Allâh et Son salut soient sur lui — (au point qu'An-Nawawî a dit : les savants du hadith s'accordent sur sa faiblesse), il est néanmoins juste quant à son sens. Il est soutenu par les hadiths prouvant l'élimination de la souillure par le lavage, qui indiquent que si les traces de l'impureté disparaissent par le lavage, la chose touchée redevient pure. De plus, les savants sont unanimes sur le fait que si une impureté touche l'eau et altère son odeur, son goût ou sa couleur, celle-ci devient impure. Et si elle ne l'altère pas, l'eau conserve son caractère pur et purifiant (tahûr). (Une exception existe chez certains pour l'eau dont la quantité est inférieure à deux jarres (qullatayn), qui la considèrent impure même sans altération, mais l'avis juste est qu'elle ne devient impure que par l'altération, car la réflexion et l'analogie l'exigent : si elle a été altérée par une souillure, celle-ci l’y a induit une impureté, mais si elle n'est pas altérée, comment pourrait-on lui appliquer le même statut que celle-ci ?). Dès lors qu'il est établi que l'impureté de l'eau dépend de son altération (et son changement d’état), si cette altération disparaît par quelque moyen que ce soit, son caractère pur et purifiant lui revient, car le jugement juridique est lié à sa cause (l'altération), tant dans son existence que dans son absence. Les jurisconsultes — qu'Allâh leur fasse miséricorde — ont explicitement mentionné que la grande quantité d'eau (celle qui atteint deux jarres selon eux), si son altération disparaît d'elle-même sans intervention, elle redevient pure. En revanche, dans le cas d'un traitement primaire et secondaire de l'eau, qui n'élimine pas les traces de l'impureté, il n'est pas permis de l'utiliser pour la purification (tahâra) de l'homme ni pour sa boisson, car la trace de la souillure y demeure présente. Toutefois, si l'on estime que cette trace résiduelle n'altère en rien l'odeur, le goût ou la couleur de l'eau, ni peu ni beaucoup, elle retrouve alors son caractère pur et purifiant. Elle peut être utilisée pour la purification humaine et la boisson, à l'instar de l'eau ayant subi un traitement avancé. Quant à l'utilisation de cette eau — je veux dire celle qui conserve une trace d'impureté dans son odeur, son goût ou sa couleur — pour l'irrigation des jardins, des cultures et des parcs publics : l'avis répandu chez les hanbalites est qu'il est illicite de consommer les fruits et les plantations irrigués ou fertilisés avec une substance impure, en raison de l'impureté qu'elle engendre, et ce jusqu'à ce qu'ils soient irrigués avec une eau pure et que la substance impure disparaisse. Sur cette base, l'irrigation et la fertilisation (avec de telles substances) sont interdites au moment de l’apparition des fruits, car cela conduit à les rendre impures et illicites. Néanmoins, la majorité des savants estiment que cela ne les rend ni illicite ni rendu impur par ce procédé, à moins que la trace de l'impureté n'apparaisse dans les grains et les fruits. Et ceci est l'avis juste. Le plus souvent, la substance impure se transforme (istihâla), de sorte qu'aucune trace n'apparaît dans les grains et les fruits. Cependant, il faut veiller à ce que cela n’affecte pas les parcs et n'incommode ceux qui s'y assoient, ou ne les empêche de s'y installer et de s'y promener, car cela n'est pas permis. Le Prophète — que l'éloge d'Allâh et Son salut soient sur lui — a interdit de faire ses besoins dans les points d'eau, au milieu des chemins ou dans les zones d'ombre, car cela répugne les gens. En conséquence, les parcs et les jardins publics ne doivent pas être irrigués avec des eaux usées (impures) ni fertilisés avec des engrais impurs. Et c'est Allâh qui accorde la réussite. **Shaykh Al-'Uthaymîn**
**Réponse :** Si l'eau n'a pas été altérée par une impureté, elle est pure. En revanche, si elle a été altérée par une impureté, elle est impure. Quiconque a le pied souillé par cette eau se doit de le laver. De même, celui dont les chaussures sont souillées doit laver la partie touchée, à l'exception de la semelle qui touche directement le sol, car la terre la purifie. **Shaykh Al-'Uthaymîn**