**Ce que doit faire le pèlerin lorsqu'il entre à Makka et lorsqu'il pénètre dans la Mosquée Harâm ainsi que la description du tawâf.**
**Accomplir le ghusl (les grandes ablutions) avant d'entrer à Makka Al-Mukarrama (l'honorée) :**
Lorsque le muhrим arrive à Makka ; il lui est recommandé d'accomplir le ghusl (les grandes ablutions) avant d'y entrer [si cela lui est aisé], car le Prophète ﷺ l'a fait.
**L'arrivée à la Mosquée Harâm :**
Lorsqu'il arrive à la Mosquée Harâm [et qu'il veut y pénétrer] ; il lui est recommandé d'avancer le pied droit et de dire : « Bismi-l-lâhi, wa-s-salâtu wa-s-salâmu 'alâ rasûli-l-lâh. » (Au Nom d'Allâh et que l'éloge et le salut soient sur le Messager d'Allâh.), « A'ûdhu bi-l-lâhi-l-'Azhîmi, wa bi-wajhihi-l-karîmi, wa sultânihi-l-qadîm, mina-sh-shaytâni-r-rajîm. Allâhumma-ftah lî abwâba rahmatik. » (Je demande la protection d'Allâh Al-'Azhîm (L'Immense et Le Majestueux) et de Son noble visage et Son éternelle puissance du maudit Shaytân (Satan). Allâhumma (Ô Allâh) ! Ouvre-moi les portes de Ta miséricorde.)
L'entrée à la Mosquée Harâm n'est pas spécifiée par un dhikr (évocation) connu provenant du Prophète ﷺ, à ma connaissance.
**Enseignements 'aqadiyya (relatifs à la croyance) concernant le tawâf (les circumambulations) autour de l'antique Bayt (Maison) d'Allâh :**
[Le tawâf (les circumambulations) autour de l'antique Bayt est un grand culte et un important acte d'obéissance qu'Allâh aime voir de la part de Ses serviteurs. Il le leur a prescrit et leur a ordonné de le réaliser. Il en a fait un mansak (rite) parmi les manâsik (rites) accomplis lors de la venue à Son Bayt Harâm (maison interdite). Il leur a promis pour leur œuvre une grande récompense et une généreuse rétribution. Plus encore, le tawâf autour du Bayt est l'un des piliers du hajj, tout comme il est l'un des piliers de la 'umra. Ceci montre la grande valeur accordée par Allâh au tawâf et son importance, car ni le hajj ni la 'umra ne peuvent s'accomplir sans lui.
Les musulmans n'accomplissent le tawâf autour du Bayt que par obéissance à Allâh et suivant en cela le Messager d'Allâh ﷺ. Or, la part de chacun dans l'accomplissement de ce culte sera selon sa part de l'imitation du Messager d'Allâh ﷺ.
Le musulman apprend, dans ce noble lieu, une grande leçon et profite d'un important enseignement : ce vénérable culte — le tawâf — n'a été prescrit que dans ce lieu, uniquement, autour de Bayt Allâh Al-Harâm, comme l'ont indiqué les textes du Livre (Coran) et de la Sunna, qui sont très nombreux. Grâce à cela, le musulman apprend que le tawâf ailleurs que dans ce lieu, dans n'importe quel endroit du monde, est un égarement et une pratique inique. Cela reviendrait à égaler les maisons des créatures avec la Maison du Créateur qu'Il a ordonné d'édifier pour Son rappel et Son obéissance et pour s'y diriger lors de Son adoration, élevé soit-Il. Effectivement, il n'y a aucun désaccord entre les savants quant à la nullité du tawâf dans n'importe quelle contrée ou n'importe quel lieu à l'exception de Bayt Allâh Al-Harâm. Il est donc interdit d'accomplir le tawâf autour des coupoles, des tombes, des tombeaux, des arbres, des pierres, ou autres. Les paroles des savants rapportées à ce sujet sont très nombreuses.
Tandis que le tawâf que font certains ignorants autour des tombes, des coupoles, des tombeaux ou autres, tout cela ne fait pas partie de la religion d'Allâh. Au contraire c'est une inspiration du diable et une prescription d'Iblîs. Si le cas en est autrement, où trouve-t-on dans le Livre et la Sunna : « Qu'ils accomplissent le tawâf autour de la tombe d'untel, ou du tombeau d'untel… » ? Qu'Allâh soit élevé au-dessus de ce qu'ils disent et qu'Allâh soit loin de ce qu'ils associent.]
**L'arrivée à la Ka'ba et le début du tawâf :**
Lorsqu'il arrive à la Ka'ba :
Il interrompt la talbiya avant d'entamer le tawâf, s'il est mutamatti' ou mu'tamir.
[Celui qui accomplit le tawâf doit faire attention à ne pas porter sur lui ni argent, ni papiers importants, ni la moindre chose qu'il craindrait de perdre lors de son tawâf, ainsi que lors du sa'y et dans les endroits encombrés.]
Puis il se dirige vers le Hajar Al-Aswad (la pierre noire), lui fait face, le touche de la main droite et l'embrasse si cela lui est facile.
Il ne doit pas nuire aux gens en les bousculant.
Il dit lorsqu'il accomplit l'istilâm : « Bismi-l-lâhi wa-l-lâhu Akbar » (Au Nom d'Allâh et Allâh est plus grand) ou bien il dit : « Allâhu Akbar » (Allâh est plus grand).
S'il est difficile de l'embrasser, il le touche avec la main ou avec un bâton ou autres et embrasse ce avec quoi il l'a touché.
Si l'istilâm est difficile, il fait signe dans sa direction, dit : « Allâhu Akbar » et n'embrasse pas ce avec quoi il a fait signe.
**Enseignements 'aqadiyya (relatifs à la croyance) concernant l'istilâm du Hajar Al-Aswad (la pierre noire) :**
[Les musulmans embrassent le Hajar (la pierre) suivant en cela le Prophète ﷺ, imitant son exemple et persévérant sur sa Sunna (conduite), non pas parce qu'ils croient que le Hajar Al-Aswad peut apporter du bien ou faire du mal, donner ou priver. C'est pour cela que le chef des croyants 'Umar Ibn Al-Khattâb (qu'Allâh agrée) a dit, lorsqu'il embrassa le Hajar Al-Aswad : « Je sais pertinemment que tu n'es qu'une pierre qui ne peut ni apporter du bien ni faire du mal. Et si je n'avais pas vu le Messager d'Allâh ﷺ t'embrasser, je ne t'aurais jamais embrassée. » Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim.
Ibn Jarîr At-Tabarî (que la miséricorde d'Allâh soit sur lui) a dit : « 'Umar n'a dit cela que parce que les gens venaient tout juste de quitter l'idolâtrie. 'Umar craignit que les ignorants pensent que l'istilâm (embrasser) la pierre noire faisait partie de la vénération des pierres, comme faisaient les Arabes dans la Jâhiliyya (la période d'ignorance préislamique). 'Umar voulut ainsi que les gens sachent que son istilâm est une imitation de l'acte du Messager d'Allâh ﷺ, non pas parce que la pierre est utile ou peut nuire par elle-même, comme ils le croyaient concernant leurs idoles. » Fin de sa parole (que la miséricorde d'Allâh soit sur lui).
C'est pour cela que parmi les grandes leçons et les précieux enseignements dont le musulman peut profiter dans ce lieu, il y a ceci : le fait d'embrasser et de toucher (une pierre) n'est prescrit que dans cet endroit ; car les textes n'ont indiqué la légalité de cet acte que dans ces deux endroits. Tandis que ce que font certains ignorants qui se ruent vers les tombeaux et les tombes, les embrassant, s'y frottant, y recherchant la bénédiction et demandant leur secours et leur assistance, etc., tout cela ne fait absolument pas partie de la religion, au contraire, ceci est un égarement des plus évidents et une grande calomnie.]
**Les conditions de la validité du tawâf :**
Les conditions requises pour la validité du tawâf sont :
Celui qui accomplit le tawâf doit être purifié du hadath (état de non-purification), mineur et majeur, car le tawâf est similaire à la salât (la prière), sauf le fait qu'il y est permis de parler.
[Si la tahâra (la purification) est rompue lors du tawâf ; il doit le refaire. Exactement comme la salât (la prière) ; s'il y commet un hadath (acte qui rompt sa purification), il doit la refaire. Pareillement pour le tawâf, s'il y émet un gaz intestinal ou commet un acte qui annule sa purification ; il doit refaire son wudû' (petites ablutions) et le recommencer.]
**Le du'â' (l'invocation) au début du tawâf :**
S'il dit au début de son tawâf : « Allâhumma îmânan bika, wa tasdîqan bi-kitâbika, wa wafâ'an bi-'ahdika, wa-ttibâ'an li-sunnati nabiyyika Muhammad ﷺ » (Allâhumma (Ô Allâh) ! Ayant foi en Toi, croyant en Ton Livre, accomplissant Ton alliance et suivant la Sunna de Ton Prophète Muhammad ﷺ) Ceci est bien ; car il a été rapporté que le Prophète ﷺ a dit cela.
**Le ramal (marche rapide) lors des trois premiers shawt (tours) :**
Il accomplit lors de son tawâf sept shawt (tours).
Il réalise le ramal (marche rapide) lors des trois premiers tours du tawâf. Ceci est le tawâf qu'il accomplit lorsqu'il arrive à Makka, qu'il soit mu'tamir, mutamatti', mufrid, ou qârin, qui réunit le hajj et la 'umra.
Et il marche dans les quatre restants.
Il commence chaque shawt par la pierre noire et le termine par elle.
Le ramal : c'est une marche rapide en rapprochant les pas.
**L'idhtibâ' (dénuder l'épaule droite) durant tout le tawâf :**
Il lui est recommandé de réaliser l'idhtibâ' durant tout le tawâf.
L'idhtibâ' : faire passer le milieu du ridâ' (l'étoffe sur les épaules) sous l'aisselle droite et mettre les deux extrémités sur l'épaule gauche.
**L'incertitude quant au nombre des ashwât (tours) effectués :**
S'il doute quant au nombre des ashwât effectués, il se base sur ce qui est certain et qui est le minimum. C'est-à-dire, s'il doute : a-t-il effectué trois ou quatre ashwât ? Il opte pour trois.
Il fait de même pour le sa'y.
**Mettre le ridâ' (l'étoffe supérieure) sur les épaules à la fin du tawâf :**
Lorsqu'il termine le tawâf, il se vêtit de son ridâ' [en remettant son habit d'ihrâm à son premier état, sans l'idhtibâ'], le remettant sur ses deux épaules et les deux extrémités sur sa poitrine, avant d'accomplir les deux rak'ât (unités) de la salât (prière) du tawâf.
**Actes prohibés commis par les femmes et qu'il faut condamner :**
Certaines femmes font des choses qu'il faut condamner et contre lesquelles il faut les mettre en garde, telles que :
- La réalisation du tawâf avec les ornements et étant parfumées.
- Ne pas se couvrir, alors qu'elles sont une 'awra et doivent pour cela se couvrir.
- L'ornement lors du tawâf et dans toutes les situations où les hommes se mêlent aux femmes, car elles sont une source de séduction.
- Le visage de la femme étant sa beauté la plus apparente, il ne lui est permis de le montrer qu'à ses mahârim. Il n'est pas permis aux femmes de se découvrir le visage lorsqu'elles embrassent la pierre noire si elles risquent d'être vues par des hommes.
- Si elles n'ont pas un espace suffisant pour toucher le Hajar (la pierre) et l'embrasser ; il ne leur est point permis de bousculer les hommes. Au contraire, elles effectuent leur tawâf derrière eux. Ce qui est meilleur pour elles et leur fera mériter une plus grande récompense que d'accomplir le tawâf près de la Ka'ba en bousculant les hommes.
**Quand est-ce que le ramal et l'idhtibâ' ne sont pas prescrits :**
Le ramal (la marche rapide) et l'idhtibâ' (dénuder l'épaule droite) ne sont prescrits que lors du tawâf et ne sont pas prescrits dans le sa'y. Les femmes ne doivent pas les faire.
**Comment doit être l'état du pèlerin et du mu'tamir lors du tawâf :**
Lors du tawâf, il doit être : purifié des ahdâth (états de non-purification mineure et majeure) et des souillures, soumis à son Seigneur, humble devant Lui, [vénérant Son Bayt et Son Haram, miséricordieux envers ses frères qui accomplissent le tawâf].
Il lui est recommandé, lors de son tawâf, de multiplier le dhikr (l'évocation) d'Allâh, le du'â' (l'invocation), et s'il y récite un peu de Coran, ceci est très bien.
**Y a-t-il un dhikr (évocation) spécial ou un du'â' (invocation) spécial pour le tawâf et le sa'y ?**
Il n'y a aucun dhikr (évocation) ni aucun du'â' (invocation) spécifique qui soit obligatoire à ce tawâf ni aux autres tawâf ni au sa'y.
Tandis que ce que certaines personnes ont inventé, comme dhikr et du'â' spécifiques pour chaque shawt (tour), ceci n'a aucun fondement. Au contraire, ce qui sera aisé comme dhikr et du'â' suffira.
**Arrivée en face de l'angle Yamânî :**
S'il se trouve face à l'angle Yamânî, il le touche de la main droite et dit : « Bismi-l-lâhi wa-l-lâhu akbar » (Au Nom d'Allâh et Allâh est plus grand) et ne l'embrasse pas.
S'il lui est difficile de le toucher, il le laisse et continue son tawâf.
Il ne fait pas signe dans sa direction ni ne dit : « Allâhu akbar » lorsqu'il est vis-à-vis de lui [de loin], car il n'a pas été rapporté que le Prophète ﷺ l'ait fait, à notre connaissance.
**Ce que l'on dit entre l'angle Yamânî et Al-Hajar Al-Aswad (la pierre noire) :**
Il lui est recommandé de dire entre l'angle Yamânî et Al-Hajar Al-Aswad ceci :
*(Rabbanâ 'âtinâ fi-d-dunyâ hasanatan wa fi-l-'âkhirati hasanatan wa qinâ 'adhâba-n-nâr.)*
(Rabbanâ (notre Seigneur) ! Accorde-nous hasanatan (des bienfaits) dans la vie d'ici-bas et dans la vie dernière et protège-nous du supplice de l'Enfer.)
**Ce que l'on dit lors de l'istilâm (toucher) du Hajar (la pierre) et de son baiser :**
À chaque fois qu'il est en face du Hajar Al-Aswad, il le touche et l'embrasse et dit : « Allâhu akbar ».
S'il est difficile de le toucher et de l'embrasser, il fait signe dans sa direction à chaque fois qu'il passe devant lui et dit : « Allâhu akbar ».
**Le statut du tawâf dans certains endroits :**
Il n'y a aucun mal à effectuer le tawâf derrière le maqâm (station d'Ibrâhîm), surtout lorsqu'il y a beaucoup de monde. En effet, toute la mosquée est un lieu de tawâf.
[Il n'est pas permis d'effectuer le tawâf hors de la mosquée. Le tawâf de celui qui le fait hors de la mosquée n'est pas valide, ne compte pas et il doit le refaire.]
S'il accomplit son tawâf dans les galeries de la mosquée, cela lui suffira. Seulement, le meilleur est de l'accomplir près de la Ka'ba, si cela lui est aisé.
[Plus proche est le tawâf du Bayt (la Ka'ba), mieux cela vaudrait. Seulement, s'éloigner du Bayt pour pouvoir pratiquer le ramal (marche rapide), dans les trois ashwât (tours), sera meilleur que d'en être proche et ne pas pouvoir le pratiquer.
Quant aux femmes, si leur proximité du Bayt fait qu'elles bousculent les hommes et se mêlent à eux, dans ce cas, accomplir leur tawâf loin du Bayt est meilleur pour elles.]
**Questions importantes relatives au tawâf :**
[Si le tawâf est interrompu pour une nécessité, comme le cas de celui qui accomplit trois ashwât (tours) de son tawâf, puis on entame la salât (la prière), il accomplit la salât puis revient et continue à partir de sa place. Il ne doit pas revenir à la pierre noire, mais commence de sa place et continue. (Il faut faire attention à un point important : s'il décide de s'arrêter, puis l'imam avance pour accomplir la salât, lorsqu'il termine la salât, il ne poursuit pas le tawâf de l'endroit de sa salât, mais doit revenir à l'endroit où il a nawâ (décidé) de s'arrêter, puis poursuit.)
Pareillement, si une janâza (des funérailles) se présente et qu'il accomplit la prière mortuaire, ou si quelqu'un l'arrête et lui parle, ou un encombrement se produit ou autres, il poursuit son tawâf et n'a rien à se reprocher.]
Si celui qui accomplit le tawâf est fatigué, il lui est permis de se reposer un peu.
[Il est permis de manger et de boire lors du tawâf, mais il vaut mieux ne pas faire cela.]
[Si celui qui accomplit son tawâf ou son sa'y le fait au rez-de-chaussée, puis rencontre un encombrement et monte aux niveaux supérieurs ; il poursuit son tawâf et son sa'y à partir de l'endroit où il s'est arrêté et n'a nullement besoin de les reprendre.]
**La salât (prière) des deux rak'ât (unités) du tawâf :**
Lorsqu'il termine le tawâf ;
[Il couvre son épaule droite, puis récite en se dirigeant vers le maqâm (station d'Ibrâhîm) Sa parole, élevé soit-Il, (S : 2/A : 126) :
*(Wa-ttakhidhû min maqâmi Ibrâhîma musallâ)*
*(Faites que la station d'Abraham soit un lieu de salât (de prière))*]
[Puis] il accomplit deux rak'ât (unités de prière) derrière le maqâm, si cela lui est facile.
Si cela ne lui est pas aisé en raison d'un encombrement ou autres ; il les accomplit dans n'importe quel autre endroit de la mosquée.
Il est recommandé d'y réciter après Al-Fâtiha : sourate Al-Kâfirûn dans la première rak'a (unité de prière) et sourate Al-Ikhlâs dans la deuxième rak'a. Ceci est le meilleur. Toutefois il n'y a aucun mal s'il y récite d'autres sourates que celles-ci.
**Boire de l'eau de Zamzam :**
[Il est recommandé pour le mu'tamir après avoir prié les deux rak'ât du tawâf de boire de l'eau de Zamzam, de s'en rassasier, et d'en verser sur sa tête. Ibn 'Abbâs (qu'Allâh agrée) lorsqu'il en buvait disait : « Ô Allâh ! Je Te demande une science utile, une subsistance abondante, et une guérison de toute maladie. » [Al-Hâkim dans son Mustadrak].]
**Revenir au Hajar Al-Aswad (la pierre noire) et le toucher :**
Puis il se dirige vers la Pierre Noire ; [il l'embrasse s'il le peut, si cela ne lui est pas possible] il la touche de sa main droite si cela lui est possible ; suivant en cela le Prophète ﷺ, [et il embrasse l'endroit du toucher de sa main].
[Si le toucher ne lui est pas possible, il fait un signe vers elle avec sa main droite, il la lève seule sans la gauche, et ne l'embrasse pas. Ce que le commun des gens fait comme signe avec les deux mains ou en embrassant celle qui a fait signe n'a aucun fondement, car il n'est prescrit d'embrasser que la Pierre elle-même, ou la partie de la main ayant servi à la toucher ou à l'effleurer.]
**Notes et références :**
(1) Il y a trois types de hajj : Le Tamattu' : Le pèlerin se met en état d'ihrâm pour la 'umra durant les mois du hajj, effectue le tawâf, le sa'yy, puis se désacralise (enlève l'ihrâm). Ensuite, il se remet en état d'ihrâm pour le hajj le jour de Tarwiya (8 de Dhul-Hijja). Il doit offrir un sacrifice.
L'Ifrâd : Le pèlerin se met en état d'ihrâm pour le hajj uniquement. Il reste en état de sacralisation jusqu'au jour de l'Aïd. Il n'a pas d'obligation de sacrifice.
Le Qirân : Le pèlerin se met en état d'ihrâm pour le hajj et la 'umra simultanément. Il reste en état de sacralisation et doit offrir un sacrifice.
Extrait de : «At-tahqiqou wa-l-‘îdhâhou li-kathîrin min masâ’ili-l-hajji wa-l-coumrati wa-z-ziyârati calâ dhaw’i-l-Kitâbi wa-s-Sounna». Par son éminence chaykh cAbdalcazîz Ibn cAbdAllâh Ibn Bâz. – que la miséricorde d’Allâh soit sur lui -. Traduit par Tamime Khemmar.