Hajj 2026 : Les jours de tashrîq, le jet des cailloux, le sacrifice et le tawâf d'adieu
Grand et petit pèlerinage (Hajj et 'Umrah)

Hajj 2026 : Les jours de tashrîq, le jet des cailloux, le sacrifice et le tawâf d'adieu

Khemmar Tamime 21/05/2026 Grand et petit pèlerinage (Hajj et 'Umrah)
Après le jour du Nahr, le pèlerin retourne à Minâ pour y passer les jours de tashrîq, trois jours bénis durant lesquels il jette les cailloux sur les trois Jamarât chaque jour après le déclin du soleil, en commençant par la première Jamra et en terminant par la troisième, tout en profitant des arrêts après la première et la deuxième pour multiplier les invocations dans ces lieux propices à l'exaucement. Le pèlerin a le choix entre partir en avance après deux jours ou rester le troisième jour, ce qui est préférable et plus méritoire, car le Prophète ﷺ lui-même ne s'est pas hâté de partir. L'article aborde également l'obligation du sacrifice pour le mutamatti' et le qârin, avec les règles du jeûne pour celui qui en est incapable, ainsi que les règles de procuration dans le jet des cailloux pour les malades et les personnes âgées. Il se conclut par le tawâf du wadâ', dernier acte obligatoire du hajj, par lequel le pèlerin fait ses adieux à la Maison d'Allâh avant de quitter la Cité sacrée. Puisse Allâh agréer le hajj de chaque pèlerin et le faire revenir chez lui purifié de ses péchés comme au jour où sa mère l'a mis au monde.


**6 : Le retour à Minâ :**

Après tawâf Al-Ifâdha et le sa'y pour celui qui doit accomplir le sa'y, les pèlerins retournent à Minâ.

Ils y restent trois jours avec leurs nuits.


**Le jet des cailloux sur les Jamarât :**

Ils jettent les cailloux sur les trois Jamarât chaque jour des trois jours après le déclin du soleil.

L'ordre dans leur jet est obligatoire.

Il commence par la première Jamra : celle qui est près de la mosquée d'Al-Khayf :

Il jette sur elle sept cailloux successifs et lève sa main à chaque caillou.

Puis, il est recommandé : qu'il s'avance, la laissant [derrière lui] à sa gauche, se tient face à la Qibla, lève ses mains, et multiplie l'invocation et la supplication.

Puis il jette les cailloux sur la deuxième Jamra comme la première.

Puis, il est recommandé : qu'il s'avance un peu après son jet, la laissant [derrière lui] à sa droite, se tient face à la Qibla, lève ses mains, et invoque abondamment.

[C'est l'un des six endroits dans les lieux des rites où l'invocation est exaucée. Le pèlerin doit en profiter et ne pas se hâter de quitter un endroit où il ne reviendra peut-être pas].

Puis il jette les cailloux sur la troisième Jamra, et ne s'arrête pas à côté d'elle.

Puis il jette les cailloux sur les Jamarât le deuxième jour des jours de tashrîq après le déclin du soleil, comme il les a jetés le premier jour [des jours de tashrîq].

Il fait à la première et à la deuxième comme il a fait le premier jour, en suivant le Prophète ﷺ.

Le jet dans les deux premiers jours des jours de tashrîq est une obligation parmi les obligations du hajj.

De même, passer la nuit à Minâ la première et la deuxième nuit est obligatoire, sauf pour les porteurs d'eau, les bergers et leurs semblables, pour qui ceci n'est pas obligatoire.


**Le ta'ajjul (départ anticipé) et le ta'akhkhur (retardement) :**

Puis après le jet dans les deux jours mentionnés, celui qui souhaite partir de Minâ en avance, cela lui est permis, et il sort avant le coucher du soleil.

Celui qui retarde son départ, passe la troisième nuit, et jette les cailloux sur les Jamarât le troisième jour, ce qui est préférable et rapporte plus de récompense, comme Allâh — élevé soit-Il — a dit (S : 2/A : 203) : (Évoquez Allâh lors de jours comptés. Celui qui hâte son départ après deux jours n'a aucun péché à se reprocher. Aussi, celui qui retarde son départ n'a aucun péché à se reprocher, pour celui qui a craint Allâh.), et parce que le Prophète ﷺ a donné la permission aux gens de partir en avance, mais lui-même ne l'a pas fait. Il est resté à Minâ jusqu'à ce qu'il ait jeté les cailloux sur les Jamarât le treizième jour après le déclin du soleil, puis il est parti avant d'accomplir la salât (prière) du zuhr.

[Que le pèlerin s'efforce de suivre le Prophète ﷺ et de profiter de la plus grande occasion de sa vie. Son retardement lui permettra de profiter de prières, adhkâr et invocations supplémentaires qui le rapprocheront plus d'Allâh, particulièrement pour celui qui retourne dans son pays directement après les rites. Il se privera de prières, dont une seule équivaut environ à cinq prières obligatoires pendant (55) ans et demi].


**Le jet pour l'enfant incapable :**

Il est permis au tuteur de l'enfant incapable d'effectuer le jet lui-même de jeter pour lui sur Jamrat Al-'Aqaba et sur les autres Jamarât après avoir jeté pour lui-même. De même pour la petite fille incapable de jeter, son tuteur jette pour elle.


**La procuration dans le jet :**

Il est permis à celui qui est incapable de jeter — pour maladie, âge avancé ou grossesse — de mandater quelqu'un pour jeter à sa place. Contrairement aux autres rites, où il ne convient pas au muhrим de déléguer quelqu'un pour les accomplir à sa place, même si son hajj est surérogatoire.

[Il faut que le mandataire soit pèlerin cette année-là, car c'est une adoration qui n'est valide que de la part des pèlerins. Il n'est donc pas valide de mandater une personne qui n'en fait pas partie.

Si le mandant charge une personne du jet, il faut que le mandataire jette lui-même pour ce dernier et ne mandate pas un autre, sauf si le mandant l'y autorise en disant : « Jette pour moi, ou mandate quelqu'un pour jeter pour moi. »

Enseignement : Le Shaykh Salâh Ad-Dîn ibn 'Uthmân, qui accompagnait Son Éminence le Shaykh 'Abd Al-'Azîz Ibn Bâz — qu'Allâh leur fasse miséricorde — m'a informé que le Shaykh — qu'Allâh lui fasse miséricorde — l'a mandaté une fois pour jeter à sa place. Lorsqu'ils sont arrivés au lieu de jet, l'un des proches du Shaykh lui a dit : « Je vais jeter pour le Shaykh. » Lorsqu'ils sont revenus, le Shaykh Ibn Bâz a demandé au frère Salâh : « As-tu jeté pour moi ? » Il l'a informé que son proche avait jeté pour lui. Le Shaykh — qu'Allâh lui fasse miséricorde — lui a dit : « Je n'ai pas annulé ta procuration, va et jette pour moi. »]

Il est permis au mandataire de jeter pour lui-même, puis pour son mandant sur chacune des trois Jamarât, et cela en un seul moment.

Il ne lui est pas obligatoire de compléter le jet sur les trois Jamarât pour lui-même, puis de revenir jeter pour son mandant, selon l'opinion la plus correcte des savants.

[Il n'est pas non plus obligatoire pour le mandant de rester à Minâ jusqu'à ce que le mandataire jette. Il lui est permis de quitter Minâ avant que son mandataire ne jette.]


**L'obligation du sacrifice pour le mutamatti' et le qârin :**

**Le hadiyy et la conduite recommandée :**

Il est obligatoire pour le pèlerin s'il est mutamatti' ou qârin — et qu'il ne fait pas partie des résidents d'Al-Masjid Al-Harâm — d'offrir un sacrifice : un mouton, ou un septième de chameau, ou un septième de vache.

[S'il sacrifie plus qu'un mouton, ou plus qu'un septième de chameau, ou plus qu'un septième d'une vache, cela est permis. Le Prophète ﷺ a offert lors de son hajj cent chameaux, alors qu'il est mort après son hajj avec son armure mise en gage chez un juif.

Il est donc recommandé pour celui qu'Allâh a abondamment pourvu de dépenser largement pour ses frères, (Et tout ce que vous dépenserez, Il le remplacera. C'est Lui certes le meilleur de ceux qui accordent les subsistances.) Surtout dans le mois sacré d'Allâh, dans le pays sacré et dans les meilleurs jours de l'année, les jours Al-'Ashr et les jours de tashrîq].

Il est obligatoire que cela provienne d'un bien licite et d'un bon gain ; car Allâh — élevé soit-Il — est Tayyib (Bon), Il n'accepte que ce qui est bon.

Il convient au musulman : de s'abstenir de demander aux gens un hadiyy ou autre, si Allâh lui a donné la capacité d'offrir un hadiyy de son propre argent, et l'a ainsi dispensé de l'argent des autres.


**L'incapacité de sacrifier le hadiyy :**

Si le mutamatti' et le qârin sont incapables d'offrir le hadiyy, il leur est obligatoire de jeûner trois jours pendant le hajj, et sept lorsqu'ils retournent chez eux.

[Ces trois jours commencent au moment de l'ihrâm pour la 'umra, même si c'est avant le mois de Dhû-l-Hijja, selon la parole du Prophète ﷺ : « La 'umra est entrée dans le hajj. »] [Muslim (3009)].

Il a le choix pour le jeûne des trois jours : s'il veut, il les jeûne avant le jour du Nahr, et s'il veut, il les jeûne pendant les trois jours de tashrîq.

Le mieux : qu'il avance le jeûne des trois jours avant le jour de 'Arafa, afin d'être non-jeûneur le jour de 'Arafa.

Il est permis de jeûner les trois jours mentionnés de manière consécutive ou séparée.

[Si les trois jours sont pendant les jours de tashrîq, il ne peut que les jeûner de manière consécutive].

De même pour le jeûne des sept jours, il ne lui est pas obligatoire de les jeûner consécutivement, car il est permis de les jeûner ensemble ou séparément.

Le jeûne pour celui qui est incapable d'offrir le hadiyy est préférable au fait de demander aux gens aisés un hadiyy qu'il sacrifierait pour lui-même.

Celui à qui est donné un hadiyy ou autre sans demande ni convoitise et attente, n'a rien à se reprocher, même s'il accomplit le hajj pour quelqu'un d'autre. Si, bien sûr, le mandant ne lui a pas imposé d'acheter le hadiyy avec l'argent qui lui a été donné.


**Le tawâf du wadâ' (les circumambulations d'adieu) :**

Lorsque les pèlerins veulent quitter Makka, il leur est obligatoire d'accomplir le tawâf autour de la Ka'ba, le tawâf d'adieu, afin que leur dernier contact soit avec la Ka'ba, sauf la femme en menstrues et celle en lochies, qui ne doivent pas le faire.

Lorsqu'il a terminé de faire ses adieux à la Ka'ba et veut sortir de la Mosquée, il continue son chemin jusqu'à ce qu'il sorte. Il ne convient pas qu'il marche à reculons, car cela n'a pas été rapporté du Prophète ﷺ ni de ses Compagnons, mais c'est parmi les inventions dans la religion (bid'a).

[Lorsqu'il fait ses adieux, qu'il parte, et ne tarde pas dans les marchés, ou en dormant, ou autre chose, mais qu'il parte directement, sauf pour une raison légale et excusable, et sans trop s'attarder ; comme pour attendre un autre qui fait ses adieux, ou une voiture, ou rassembler ses affaires. Toutefois, le meilleur serait de rassembler ses affaires avant le tawâf d'adieu].

[Le tawâf d'adieu n'est pas obligatoire dans la 'umra. Seulement, il est préférable de l'effectuer. S'il s'en va sans adieu ; il n'y a aucun mal à cela. Tandis qu'il est obligatoire dans le hajj.]¹

Qu'Allâh nous guide et le reste de nos frères musulmans vers la compréhension de Sa religion et la persévérance dans celle-ci, et qu'Il agrée l'œuvre de tous. Il est Prodigue et Généreux.

Que l'éloge d'Allâh et Son salut soient sur Son serviteur et Son Messager, notre Prophète Muhammad et sur ses proches, sur ses Compagnons et sur ses bienfaisants suivants jusqu'au jour de la rétribution.

**Notes et références :**

¹ [Voir : « Majmû' fatâwâ ash-shaykh Ibn Bâz — que la miséricorde d'Allâh soit sur lui. » (17/442)]

Extrait de : «At-tahqiqu wa-l-‘îdhâhu li-kathîrin min masâ’ili-l-hajji wa-l-'umrati wa-z-ziyârati 'alâ dhaw’i-l-Kitâbi wa-s-Sunna». Par son éminence chaykh 'Abdal'azîz Ibn 'AbdAllâh Ibn Bâz. – que la miséricorde d’Allâh soit sur lui -. Traduit par Tamime Khemmar.