**À propos de ce livre**
Ce livre est né d'un sentiment de responsabilité — celle que ressent tout homme à qui Allâh a accordé la lumière de la foi, envers ceux qui ne la connaissent pas encore.
Il s'adresse en premier lieu aux non-musulmans, qu'ils appartiennent aux communautés judaïque, chrétienne ou autre, ou qu'ils ne se réclament d'aucune religion. Il s'adresse aussi aux musulmans qui se sont éloignés des préceptes de l'Islam.
Son but est simple et sincère : décrire Allâh tel qu'Il s'est Lui-même décrit dans Son dernier Livre et tel que l'a décrit Son dernier Messager Mouhammad, que l'éloge d'Allâh et Son salut soient sur lui. Faire découvrir l'au-delà et les étapes que tout homme traversera, de la mort jusqu'à sa destination finale. Puis raconter la vie des prophètes envoyés aux nations, de Noé à Mouhammad, que l'éloge d'Allâh et Son salut soient sur lui.
La méthode choisie est celle de la douceur et de la proximité : le livre commence dans un langage familier au lecteur occidental, usant de « Dieu » pour Allâh et de « Moïse » pour Moussa, avant de basculer progressivement dans un environnement islamique, pour s'achever sur quelques pages lumineuses consacrées à la vie de Mouhammad, que l'éloge d'Allâh et Son salut soient sur lui — la plus grande miséricorde d'Allâh pour l'humanité.
**Préambule**
Tels deux voyageurs solitaires dont les chemins se sont croisés,
par une glaciale nuit hivernale.
Assis autour d'un feu de bois, faisons un brin de discussion
qui réchauffera nos cœurs et rompra notre solitude.
Laisse-moi te parler de ce jardin qui verdoie dans mon cœur.
Que je puisse te faire entendre le chant de ses oiseaux.
Que je puisse te faire sentir les parfums de ses roses.
Que je puisse éclairer ton visage avec les doux rayons de son soleil.
Telles deux hirondelles complices, faisons ensemble un vol furtif,
un vol au-dessus des jardins de mon cœur :
Les jardins de la croyance islamique.
**Introduction**
**Précision**
Cet écrit est une parole du cœur, prononcée par le cœur et qui demande à être écoutée par le cœur.
C'est la parole d'un ami qui vous veut du bien. Elle n'engage en rien, si ce n'est que quelques instants à donner de votre temps. Si elle vous plaît et que vous l'appréciez, vous l'en verrez heureux. Dans le cas contraire, vous n'aurez, au pire des cas, perdu que quelques instants de lecture, rien de plus.
Sachez seulement qu'une idée, une bonne et précieuse idée, peut changer le cours d'une vie.
**Une question**
Que me répondriez-vous si je vous pose la question suivante : quel est le devoir de quelqu'un envers ses proches et ses amis, si ce dernier possède la clef du bonheur et connaît le chemin qui mène vers un Paradis réel et perpétuel, dont toute souffrance et toute tourmente sont exclues ?
Que me répondriez-vous, tout en sachant que ces pauvres âmes égarées baignent dans un océan de tristesse et se voient infliger les pires supplices moraux et physiques ?
Que me répondriez-vous ?
**La souffrance**
La souffrance n'est pas seulement la sensation de la douleur physique ou morale. Bien plus que cela, la vraie tourmente est la perte de l'âme et son égarement dans une brume dense et épaisse, derrière laquelle elle ressent un danger imminent. Cette sensation d'une horrible vérité proche et réelle provoque une peur profonde et douloureuse qui va toujours en s'accentuant.
Plus on se rapproche de la mort, plus on la ressent.
**La mort**
Définition de la mort : fin de la vie.
Correction : fin de cette vie ? Oui.
Fin de toute vie ? Non.
**Divergence**
Il fut un temps, lointain, où il n'y avait sur cette terre que deux personnes. Un homme et une femme. Ce couple béni est à l'origine de tous les humains qui existèrent et vécurent après lui.
Comment ces deux ancêtres se sont-ils trouvés sur cette terre ? D'où viennent-ils ? Pourquoi sont-ils venus ? Que de questions qui méritent réponse.
Toutefois, comme cette espèce humaine vient de deux êtres vivants, elle finit par diverger, et la destinée de cette progéniture prit deux voies différentes, distinctes l'une de l'autre. L'une prit le chemin du bien, qui la conduisit au Paradis, et l'autre prit le chemin du mal et finit en Enfer.
**Convergence**
Il est certain que tous les êtres humains ont un ensemble de points communs qui les rassemblent.
Le premier point commun, déjà mentionné, est qu'ils viennent tous d'un même père et d'une même mère.
Le second est qu'ils se partagent le même espace vital, la terre en l'occurrence.
Le troisième point commun est qu'ils subissent tous une force intense qui les pousse les uns vers les autres et ressentent un besoin profond qui les attire et les fait converger.
Cette rencontre inévitable et continue nous dicte un devoir certain, qui est celui de l'information utile et de la mutuelle volonté de conseil.
**Par le Nom d'Allâh, le Miséricordieux, Celui qui fait miséricorde**
Tout d'abord, je commence par Celui qui fut avant tout et qui sera après tout.
Celui qui connaît l'infiniment petit et qui est plus grand que l'infini.
Celui qui créa toute chose et qui crée toujours.
Allâh, élevé soit-Il, dit (S : 39/V : 62) :
« Celui-ci est Allâh, votre Seigneur. Nulle divinité ne mérite l'adoration hormis Lui. Créateur de toute chose. Adorez-Le donc ! C'est Lui qui prend toute chose en charge. »
Il n'a besoin pour créer que de dire : « Sois ! » et il survient.
Allâh, élevé soit-Il, dit (S : 36/V : 82) :
« Il Lui suffit, s'Il veut quelque chose, de lui dire : « Sois ! » et il survient. »
Celui qui ordonna au Calame, cinquante mille années avant de créer les cieux et la Terre, d'écrire tout ce qui sera créé jusqu'au Jour de la résurrection.
Celui qui a écrit, dans un Livre, tout ce qui fut et sera créé. Un Livre qui n'omet aucun détail, petit fût-il ou grand.
Un Livre qui n'omet ni un nom, ni un mot, ni un geste, ni une pensée. Tout est écrit dans ce Livre qu'aucune créature, aussi grande soit-elle, n'a accès à sa connaissance.
Allâh, élevé soit-Il, dit (S : 57/V : 4) :
« Il sait ce qui entre dans la Terre et ce qui en sort, ainsi que ce qui descend du Ciel et ce qui y monte, et Il est avec vous où que vous soyez. Allâh est Celui qui voit tout ce que vous faites. »
Celui qui a tout créé avec une science infinie, et dont toutes les sciences humaines ne sont, comparées à la Sienne, qu'une goutte d'eau dans un océan infini. Bien plus que cela, elles n'ont de commun avec Sa science que le nom.
Allâh, élevé soit-Il, dit (S : 17/V : 85) :
« Ils t'interrogent au sujet de l'âme. Dis : « Le savoir qui concerne l'âme n'appartient qu'à Allâh. Or, il ne vous a été accordé que peu de savoir. » »
**Le Roi**
Je commence par le Roi qui, sur Son trône, gouverne au-dessus des sept cieux. Il envoie Ses anges ailés exécuter Ses ordres, de nuit comme de jour.
Allâh, élevé soit-Il, dit (S : 35/V : 1) :
« Toute la Louange est à Allâh, Le Créateur sans exemple précédent des Cieux et de la Terre qui fit des Anges des Messagers ayant des ailes ; deux, trois ou quatre. Il accroît dans la création ce qu'Il veut. Certes, Allâh est parfaitement capable de faire toute chose. »
Ces créatures nobles et d'un rang élevé qu'Il a créées de lumière et qui sont douées de gigantesques pouvoirs.
Ils obéissent à Ses ordres, les exécutent, ne fléchissent jamais et ne désobéissent point. Adorant et louant Celui qui est glorieux au-dessus d'eux — leur Créateur et bienfaiteur qui sait, voit et entend ce qu'ils font et ce qu'ils disent.
Combien sont-ils ? Sept cieux superposés les uns sur les autres ; il n'y a pas un endroit, aussi petit qu'une paume de main, sans qu'un ange n'y soit prosterné.
Gloire et louange à Dieu.
Le Roi, Roi des rois, Créateur des rois, Roi du dernier Jour — le jour qui n'aura pas de successeur. Le jour où Dieu va serrer dans une poignée toute la terre et dans Sa Main droite les sept cieux, et Il criera : « À qui appartient la royauté, aujourd'hui ? »
Allâh, élevé soit-Il, dit (S : 39/V : 67) :
« Ils n'ont pas estimé Allâh à Sa juste valeur, alors que toute la Terre sera dans Sa Poignée le Jour de la résurrection, et les Cieux seront pliés dans Sa Main droite. Pureté à Lui et élevé soit-Il au-dessus de ce qu'ils associent ! »
Allâh, élevé soit-Il, dit (S : 40/V : 16) :
« Le Jour où ils surgiront sans que rien les concernant soit dissimulé à Allâh : « À qui appartient la royauté aujourd'hui ? À Allâh, L'Unique et Le Dominateur. » »
Le Roi du Jour du Jugement dernier, le jour où tous les humains se trouveront debout, nus, sans habits ni chaussures — et les rois aussi.
Et il viendra, le Roi et le Juge, entouré de Ses anges, au milieu de cette immense foule d'humains qui attendent, supplient et ne demandent qu'une chose : le jugement.
Allâh, élevé soit-Il, dit (S : 25/V : 25-26) :
« Le Jour où le Ciel se fendit en laissant descendre les nuages, et que les Anges furent envoyés graduellement — la vraie royauté, ce Jour-là, appartiendra au Miséricordieux. Ce sera un jour très difficile pour les mécréants. »
Aussi vrai qu'il y a un ciel au-dessus de nous.
Aussi vrai qu'il y a une terre sous nos pieds.
Aussi vrai que nous parlons.
Le jour viendra et il se rapproche.
Le jour où vous serez devant votre Créateur, votre Seigneur et Souverain — qu'Il nous pardonne et accepte nos pleurs et implorations.
Allâh, élevé soit-Il, dit (S : 51/V : 20-23) :
« Il y a certes dans la Terre des signes pour ceux qui ont la certitude dans la foi, ainsi que dans vos propres personnes. Ne voyez-vous donc pas ? Dans le Ciel aussi se trouvent vos subsistances et ce qui vous a été promis. Par le Seigneur du Ciel et de la Terre ! Ceci est assurément vrai comme le fait que vous parliez. »
**Le jugement**
Que de questions qui se posent.
Quel est ce jugement ? Qui est le juge ? Qui sont les témoins ? Y a-t-il des preuves ? Quelles sont les sentences ? Et surtout, qui est l'accusé ?
Eh bien, écoutez attentivement les réponses à ces questions.
L'inculpé, l'accusé, celui sur qui va s'abattre la sentence — bonne soit-elle ou mauvaise — c'est toi ! C'est moi ! C'est tout humain ou djinn ayant vécu sur cette terre.
Allâh, élevé soit-Il, dit (S : 47/V : 31) :
« Nous allons certes vous mettre à l'épreuve afin de connaître qui, parmi vous, luttera pour la cause d'Allâh et qui s'armera de patience. Nous allons certes éprouver vos paroles et vos actes. »
Les témoins sont, pour chacun de nous, deux anges qui l'ont accompagné tout au long de sa vie — l'un à sa droite, l'autre à sa gauche.
Ils n'avaient d'autre travail, de jour comme de nuit, que de transcrire toutes ses paroles et tous ses gestes.
Allâh, élevé soit-Il, dit (S : 50/V : 17-18) :
« Lorsque les deux recenseurs, placés à droite et à gauche, reçoivent ses actes — il ne prononce aucune parole sans qu'il y ait, à ses côtés, un surveillant prêt à l'enregistrer. »
D'autres témoins seront appelés à témoigner. Parmi eux, les gens qu'il a rencontrés et ceux qui ont vécu avec lui.
Plus intimes encore, ses propres membres : sa peau, ses oreilles et ses yeux témoigneront contre lui.
Qu'a-t-il touché ? Qu'a-t-il entendu ? Qu'a-t-il vu ?
Celui qui les a fait parler les fera témoigner.
Allâh, élevé soit-Il, dit (S : 41/V : 19-21) :
« Le Jour où les ennemis d'Allâh seront rassemblés pour être conduits vers le Feu, ils seront retenus. Jusqu'à ce qu'ils y parviennent, leur ouïe, leurs yeux et leur peau témoigneront contre eux de ce qu'ils faisaient. Ils diront à leur peau : « Pourquoi avez-vous témoigné contre nous ? » Elle dira : « C'est Allâh qui nous a fait parler — Lui qui a donné la parole à toute chose. C'est Lui qui vous a créés la première fois et c'est vers Lui que vous serez ramenés. » »
**Le livre des actions**
Le livre que ses anges accompagnateurs auront transcrit tout au long de sa vie sera, en ce Jour-là, entre ses mains. Il le tiendra de sa main droite si le bonheur l'attend.
Allâh, élevé soit-Il, dit (S : 69/V : 19-24) :
« Quant à celui qui recevra son registre de sa main droite, il dira : « Tenez ! Lisez mon registre ! J'avais la certitude que je rencontrerais mon compte. » Il mènera alors une vie heureuse, dans un Paradis élevé dont les fruits seront à portée de main. « Mangez et buvez en toute félicité, en récompense de vos œuvres passées dans les jours révolus ! » »
Et de l'autre main s'il l'a rempli de méfaits et de crimes.
Allâh, élevé soit-Il, dit (S : 69/V : 25-29) :
« Quant à celui qui recevra son registre de sa main gauche, il dira : « Malheur à moi ! Si seulement on ne m'avait pas remis mon registre ! Je n'aurais pas dû connaître mon compte ! Si seulement la mort avait été la fin de tout ! Ma fortune ne m'a servi à rien et ma puissance m'a abandonné. » »
Le verdict sera juste et équitable.
Ne provient-il pas de Celui qui a tout créé et qui sait tout — rien n'échappe ni à Sa vision ni à Son ouïe ?
Ne provient-il pas de Celui qui a créé l'homme alors qu'il n'était rien du tout ? Qui lui a appris et enseigné les noms de toute chose et a fait prosterner tous Ses anges devant lui ?
N'a-t-Il pas, pour cet homme, banni à jamais de Sa miséricorde Iblîs — le diable, père des djinns — qui fut maudit pour n'avoir pas obéi à Dieu et s'être prosterné devant notre père Adam ? Et quel châtiment est plus grand et plus horrible que la malédiction de Dieu ?
N'en a-t-Il pas fait à jamais son ennemi à cause de ce même homme ?
Allâh, élevé soit-Il, dit (S : 18/V : 50) :
« Lorsque Nous avons dit aux Anges : « Prosternez-vous devant Adam », ils se prosternèrent tous, sauf Iblîs. Il était du nombre des djinns et s'écarta de l'ordre de son Seigneur. Allez-vous donc le prendre, lui et sa descendance, comme alliés en dehors de Moi, alors qu'ils sont pour vous des ennemis ? Quelle mauvaise substitution pour les injustes ! »
Le Jour du jugement, lui et ceux qui l'auront suivi — humains et djinns — seront le combustible du feu éternel et effroyable de l'Enfer.
**L'Enfer**
L'Enfer — cette créature que Dieu a faite le lieu de la souffrance, de la torture et de tous les effroyables supplices.
Chaînes et fers, flammes et fouets, horrible destin, proche et certain, qui attend tous ceux qui ont encouru la colère de Dieu.
Allâh, élevé soit-Il, dit (S : 38/V : 84-85) :
« Il dit : « La vérité est Mienne, et Je ne dis que la vérité. Je vais assurément remplir l'Enfer de toi et de tous ceux d'entre eux qui te suivront. » »
Je supplie Dieu et implore Son pardon, j'invoque toutes Ses grâces et toute Sa miséricorde pour vous, pour moi et pour tous nos frères et sœurs.
L'Enfer, cette damnation éternelle, n'est pas le seul châtiment qui attend ceux qui y demeureront. À cela s'ajoute la privation d'entrer dans la seconde demeure — la demeure des bienheureux — lieu de la félicité et du bonheur éternel.
Allâh, élevé soit-Il, dit (S : 7/V : 40) :
« Certes, ceux qui ont traité de mensonges Nos signes et qui s'en sont enflés d'orgueil, les portes du Ciel ne leur seront pas ouvertes et ils n'entreront pas au Paradis, jusqu'à ce qu'un chameau passe par le chas d'une aiguille. C'est ainsi que Nous rétribuons les criminels. »
**Le Paradis**
Les jardins d'Éden — demeure des prophètes et de leurs compagnons, demeure de nos pères et de nos aïeux, de nos mères et de nos sœurs, de nos femmes et de nos enfants qui auront suivi le droit chemin. Le chemin du bien, le chemin que Dieu, dans toute Sa miséricorde, a tracé clair et lumineux et sur lequel Il les a guidés.
Le Paradis. Aucun mot ne peut décrire ce lieu incomparable, car nos syllabes ne sont faites que pour ce bas monde.
Comment décrire ce qu'aucun humain n'a vu ? Qu'aucune oreille n'a entendu ? Qu'aucun esprit n'a imaginé ?
Allâh, élevé soit-Il, dit (S : 32/V : 17) :
« Aucune âme ne sait ce qui lui est réservé comme délices pour les yeux, en récompense de ce qu'elle accomplissait comme œuvres. »
Seulement, il y a deux indices qui montrent le Paradis à nos cœurs et le rendent presque visible.
Le premier indice est le témoignage de Celui qui l'a créé — et Il ne dit que vrai.
Le second est une lumière dans le cœur de tous ceux qui y seront un jour et qui y croient. Puisse Dieu nous y rassembler un jour, vous et moi, et tous ceux qui y sont destinés.
**Le Visage de Dieu**
Bien plus grande que tout cela, la souffrance ultime et absolue de ces bannis sera la privation de voir le Visage de leur Créateur et Seigneur.
Allâh, élevé soit-Il, dit (S : 83/V : 15) :
« Oh que non ! Ils seront, ce Jour-là, empêchés de voir leur Seigneur. »
Le Visage de Celui qui leur a envoyé Ses messagers pour leur transmettre Ses paroles.
Comme ils ont ignoré Ses paroles, transgressé Ses commandements et contrarié Sa volonté, juste sera leur châtiment — celui d'être privés de voir Son noble Visage.
Quel destin lamentable et quel horrible sort, quand on pense que l'ultime bonheur et le ravissement suprême pour les hôtes et héritiers du Paradis sera de voir le noble Visage de leur bienveillant et aimant Créateur.
Infiniment plus que toutes les joies et les jouissances, tout le bien-être et la félicité qu'ils trouveront en ce lieu — plus que toutes les joies de l'âme et les jouissances physiques qui leur procureront une satisfaction parfaite et éternelle — voir le Visage de Dieu sera leur ultime bonheur et récompense suprême.
Voir le Visage de Celui qu'ils ont adoré et vénéré durant toute leur vie.
Celui pour qui furent consacrées leurs vies et leurs morts.
Celui qu'ils ont prié jour et nuit, implorant Son pardon et espérant Ses faveurs et Ses bénédictions.
Celui pour qui ils se sont privés de joies et de fortunes à maintes reprises.
Celui pour qui ils ont enduré avec patience et grandeur de cœur les contrariétés et les désagréments d'une vie, dans ce bas monde, rarement heureuse.
Mais qu'ont-ils en fin de compte donné et offert ? Qu'ont-ils souffert et supporté ? Quand on sait que le Jour de la résurrection, celui qui aura donné pour l'amour de Dieu ce qu'il a de plus cher : sa vie — celui qui sera tué pour cette noble cause : pour que seul Dieu soit adoré sur cette terre, seul, sans associé ni égal.
Celui qui donnera sa vie pour que la parole de Dieu domine sur toutes les paroles et idées humaines, pour que règnent sur terre les règles et commandements de Celui qui l'a créée et y a privilégié l'homme, Lui ayant asservi toutes Ses créatures, pour qu'il accomplisse une seule chose : Le vénérer et L'adorer, Lui seul, sans aucun associé.
Ce martyr, le jour où il sera ressuscité — couvert d'un sang rouge à l'odeur du musc — demandera une chose particulière ! Quand il verra ce qui l'attend comme accueil indescriptible et honneur sans pareil dans un au-delà digne de son Maître et Souverain, il demandera et insistera : « Dieu ! Faites-moi revenir dans ma première vie pour que je puisse mourir et être tué pour Vous, encore et encore ! »
Après ce constat, quel prix serait assez grand et quel sacrifice ne mériterions-nous pas de faire, comparé à ce qui attend ceux d'entre nous que le bon et miséricordieux Souverain aurait agrémentés de Son salut et gratifiés de Sa bénédiction ?
Voir le Visage de Dieu, aussi clair et apparent que le disque d'une pleine lune. Aussi clair et visible qu'un soleil brillant par un jour sans nuages.
Que de larmes ont été versées rien qu'en y pensant.
Que de nuits passées sans sommeil à prier et à demander cette faveur immense.
Que de sacrifices et d'offrandes faits par des hommes et des femmes de tous les peuples qui ont vécu sur cette terre depuis la nuit des temps.
Et, bien sûr, que de malheureux ont nié cette vérité et l'ont rejetée.
Ils l'ont rejetée et combattue à coup de raisonnements stériles et de logique perfide, engendrés par leurs esprits arraisonnés et irréfléchis.
Moqueries répétées et sournoiserie froide. Toutes les ruses sont bonnes pour cacher cette vérité.
Cacher et noircir ce qu'il y a de plus beau dans cette vie : la promesse de voir son aimé, adoré, vénéré et bienfaiteur Dieu, aux noms majestueux et glorieux.
Allâh, élevé soit-Il, dit (S : 75/V : 22-25) :
« Des visages, ce Jour-là, seront resplendissants, regardant vers leur Seigneur. D'autres visages, ce Jour-là, seront assombris — pensant que l'on va leur infliger un terrible supplice. »
Qu'est-ce qui les a poussés à se placer en ennemi de Celui qui châtie et punit, bannit et maudit tous ceux qui ont mérité Sa terrible et fatale colère ?
Qu'est-ce qui les a poussés à faire cela, sinon qu'il est écrit — avant même qu'ils ne soient créés — que Dieu remplira Son Enfer et Son Paradis d'hommes et de djinns ? Et que ceux qui n'ont pas dans leur cœur le moindre grain de bonté seront à jamais les bannis de l'Enfer.
Allâh, élevé soit-Il, dit (S : 32/V : 13) :
« Si Nous le voulions, Nous aurions accordé à chaque âme sa guidance, mais la parole venant de Moi s'est réalisée : Je vais assurément remplir l'Enfer de djinns et d'hommes, tous ensemble. »
Finale et éternelle demeure — qu'elle soit heureuse ou malheureuse — telle sera la dernière étape de notre existence.
Châtiment ou récompense, blâme ou félicitations, aucun de nous n'y échappera.
Tout cela constitue le Jour du jugement, le Jour du dernier jugement.
Le Juge sera le Roi absolu aux nobles noms et qualités de sagesse, de pouvoir, de justice et de miséricorde.
Allâh, élevé soit-Il, dit (S : 67/V : 1-2) :
« Grandes sont la bénédiction et la gloire de Celui dont la royauté est dans Sa Main et qui est parfaitement capable de faire toute chose — Celui qui a créé la mort et la vie afin de vous éprouver et de voir qui, parmi vous, agira le mieux. Il est Le Très Puissant, Celui qui couvre et pardonne immensément. »
**Fin de la partie 1**
**Dans la partie 2**, nous accompagnerons deux âmes dans leur premier voyage après la mort — l'une bienheureuse, l'autre malheureuse — et nous découvrirons, à travers des récits tirés de la parole prophétique, ce qui attend chacun d'eux dans sa tombe. Nous nous arrêterons ensuite autour d'une table de discussion pour répondre à une question essentielle : d'où viennent toutes ces vérités sur l'invisible ? Puis nous méditerons ensemble sur le sens de notre création et sur cette mission fondamentale pour laquelle nous avons tous été envoyés sur cette terre.